Conseil communal du 3 mars 2026
Publié
le
9 mars 2026
Rédigé par
Fabrice Adam
Rédigé par Fabrice Adam
Ce mardi, au Conseil Communal, nous avons abordé notamment les points suivants :
- Extension du zoning Créalys
- Un arbre manquant dans l’allée des Couteliers
- Déclaration politique du logement
Les conseillers Ecolo ont aussi posé une série de questions :
- Le 8 mars, journée internationale pour les droits des femmes
- Logement inoccupé et insalubre à Ernage
- Quelle stratégie de lutte contre les frelons asiatiques à Gembloux ?
- Pourquoi le chalet François Bovesse n’est-il pas reconstruit ?
- L’installation de la fibre optique
- La problématique du quartier de la gare
- L’indépendance énergétique et le réseau de chaleur
Gauthier le Bussy est intervenu sur l’extension du parc Créalys aux Isnes et la création d’un hôtel, qui font actuellement l’objet d’enquêtes publiques. Ceci, dans un contexte marqué par des tensions structurelles sur l’alimentation électrique dans le nord de la région namuroise. Gauthier a précisé : « Cette situation interroge la capacité réelle d’accueil de nouvelles entreprises, d’autant plus que le parc de Sauvenière est saturé et que des contraintes administratives limitent l’acheminement et la production d’électricité. » Il a demandé au Collège d’interpeller le BEP, d’envisager un renforcement de l’autonomie énergétique des entreprises et d’évaluer, avec les communes concernées, les leviers permettant de développer des capacités de production locale adaptées.
Un arbre est manquant dans l’Allée des Couteliers, cette voirie qui est presqu’en face du centre culturel Atrium 57. Gauthier a demandé qu’un arbre soit replanté à cet endroit.

L’Échevine du Logement a présenté la Déclaration de Politique du Logement 2024-2030.
Isabelle Groessens est intervenue au nom du groupe en disant que cette Déclaration de Politique du Logement 2024-2030 était moins ambitieuse que la précédente, notamment en matière de transparence, d’innovation sociale et d’outils de suivi, comme le baromètre d’indicateurs désormais absent. Plusieurs zones d’ombre sont soulevées : avenir de l’habitat léger, maintien des services et incitants aux propriétaires, gestion des logements inoccupés, financement de projets comme la reconversion de La Charmille ou impact des nouveaux logements étudiants. Enfin, des interrogations persistent quant à la réforme des sociétés de logement et à la gouvernance locale, conduisant à demander des engagements plus précis pour garantir une politique du logement cohérente et efficace à Gembloux.
Les conseillers communaux Ecolo ont posé plusieurs questions lors de Conseil :

Mathilde Fraipont Feron a proposé, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, de réaliser les actions plutôt que d’en faire une simple commémoration symbolique. « L’objectif est de renforcer l’égalité entre femmes et hommes à travers des mesures pratiques : aménagements urbains plus sûrs et inclusifs, analyse des projets et des budgets avec une attention particulière aux impacts sur les femmes, et amélioration de l’accès aux droits. » a t-elle affirmé. Des actions spécifiques sont également suggérées, comme la lutte contre la précarité menstruelle ou l’organisation d’initiatives participatives, afin d’améliorer concrètement la sécurité, la santé et le bien-être de toutes les habitantes.
Le Bourgmestre a répondu qu’il allait proposer ces idées au service espace communautaire.
Fabrice Adam a évoqué, dans le contexte de pénurie de logements à Gembloux (dont on a parlé avait durant ce Conseil), la situation d’une maison inoccupée depuis 2017 au centre d’Ernage, qui suscite des inquiétudes croissantes en raison de son état de dégradation et des risques potentiels pour la sécurité. Malgré des mesures de sécurisation prises par la commune et des démarches engagées à l’égard des propriétaires, la procédure aurait dû être relancée, sans avancée visible à ce stade. Fabrice a dès lors demandé : « où en est le dossier ? Une remise en état ou une rénovation est-elle envisagée à court terme ? La sécurisation du site fait-elle l’objet d’un suivi régulier ? »
L’Échevine a rappelé qu’une procédure judiciaire est en cours.

Fabrice est revenu sur ce thème déjà évoqué dans des Conseils précédents : la lutte contre les frelons asiatiques. Face à la prolifération de ces insectes invasifs en Wallonie, de nombreuses communes ont lancé des campagnes massives de distribution de pièges, parfois à grande échelle, afin de protéger notamment les abeilles. À Gembloux, 150 pièges ont été rapidement distribués et une seconde commande est prévue, mais le volume reste limité au regard des initiatives observées ailleurs (5.000 à Ciney ou à Namur). Il est donc demandé de préciser les raisons de ce nombre restreint et la stratégie globale mise en place localement pour lutter efficacement contre cette espèce invasive.
L’Échevin a répondu qu’il était frustré de ne pas avoir plus de pièges. La Ville va racheter des pièges supplémentaires. Il espère la collaboration avec d’autres communes. Pour les terrains privés, des professionnels peuvent être mobilisés.
Gauthier a évoqué le chalet François Bovesse occupé principalement par l’asbl Terre d’Avenir. En août 2024, le chalet situé le long du RAVeL du quartier François Bovesse a été incendié ; sa reconstruction avait été approuvée début 2025 pour un montant estimé à 185.000 euros, mais le crédit n’a pas été reconduit au budget 2026 et le bâtiment a depuis été démoli. Il est dès lors demandé quelles sont les intentions pour la réaffectation du site, y compris la zone sportive voisine, ainsi que pour la relance durable des activités qui y étaient organisées.
Le prix de reconstruction était fort élevé, ce qui a freiné le Collège pour la reconstruction, d’après le Bourgmestre.

Gauthier a posé le problème du déploiement de la fibre optique à Gembloux. Fin 2024, Unifiber annonçait cette installation à Gembloux et les villages, une avancée attendue notamment par les télétravailleurs et dans les zones confrontées à des problèmes de connexion. Alors que les travaux étaient prévus sur deux ans, le chantier semble aujourd’hui à l’arrêt. Gauthier a demandé de clarifier l’état d’avancement et le calendrier effectif de mise en service pour les habitants.
L’Échevin des Travaux a précisé que l’entreprise qui place les tuyaux de la fibre ne travaillait pas dans les règles de l’art. Tant qu’elle ne respectera pas les conditions minimales de qualité, elle ne pourra pas ouvrir de nouveaux chantiers.
Laurence Dooms a évoqué la situation du quartier de la Gare (côté Eurofonderie) qui se dégrade à nouveau, avec des problèmes d’insécurité piétonne et un état d’abandon marqué par des déchets et des bâtiments délabrés. Au-delà des responsabilités privées, il est demandé quelles actions concrètes la Ville entend prendre pour garantir sécurité, salubrité et qualité urbaine à l’entrée de la ville. La question porte également sur le maintien et la coordination de l’accompagnement social des personnes en grande précarité occupant les lieux, ainsi que sur l’évaluation des risques liés à l’état des bâtiments.
Le Bourgmestre a répondu que les services de la Ville s’occupent des personnes en situation de précarité. Il a proposé qu’un courrier officiel soit envoyé aux propriétaires sur base de l’interpellation de Laurence, sur la reprise du chantier, l’assainissement des lieux et l’accessibilité des trottoirs.

Laurence a souligné que les tensions internationales récentes rappellent la vulnérabilité liée à notre dépendance énergétique, dont les effets ont déjà été ressentis lors de la guerre en Ukraine. Lors de la précédente législature, une étude de faisabilité d’un réseau de chaleur urbain à Gembloux, menée avec le BEP et le Bureau Deplasse, a mis en évidence des scénarios techniquement et financièrement crédibles, avec un potentiel de mutualisation et l’appui d’expertises académiques. Laurence a demandé si le Collège entendait relancer ce projet structurant, afin de renforcer sa résilience énergétique, budgétaire et sociale face aux crises futures.
Le Bourgmestre a dit que le coût de ce projet était trop cher, en l’absence de soutien régional. Le Collège ne prendra aucune initiative, ni n’anticipera de futurs chocs énergétiques. Dont acte, à regret.
La recherche de collaboration et de financements régionaux ou européens serait pourtant faire œuvre d’un minimum d’ambition.
Par ailleurs, nous avons appris que la Ville a signé -ou signera très bientôt- le nouveau contrat de gestion avec la société Indigo qui va gérer les parkings publics. Durant cette période de transition entre les deux opérateurs, les commerçants ont remarqué que les places étaient toutes prises, ce qui montre que le parking payant garde son utilité pour organiser le roulement des véhicules. Les horodateurs fonctionnent à nouveau. Les contrôles vont reprendre. Toutes les applications de parking fonctionneront pour payer son parking.
Compte-rendu par Fabrice