Conseil communal du 7 avril 2026

Publié le 12 avril 2026
Rédigé par 
Fabrice Adam
Ce mardi, au Conseil communal de Gembloux, les conseillers Ecolo ont posé les questions suivantes :
  • L’engagement « Gembloux Commune hospitalière » face au projet de visites domiciliaires du Gouvernement fédéral ?
  • Les travaux de la N29 : des arbres abattus sans permis et une voie cyclo-piétonne bien nécessaire
Et dans l’ordre du jour, il y avait notamment :
  • La suppression des Provinces
  • Nouveau règlement de police
  • Valoriser les bénévoles à Gembloux
  • Aider les personnes pour le numérique
Les questions des conseillers communaux Ecolo :
Laurence Dooms a posé la question « Où en est l’engagement Gembloux Commune hospitalière face au projet de visites domiciliaires du gouvernement fédéral ? » Elle a rappelé l’engagement historique de Gembloux comme « commune hospitalière », fondé sur des initiatives citoyennes concrètes d’accueil de personnes migrantes, qui ont renforcé la cohésion sociale sans générer d’insécurité. Elle a alerté sur le projet de loi fédéral autorisant les visites domiciliaires pour arrêter des personnes en séjour irrégulier, soulevant des enjeux éthiques majeurs, notamment en matière de respect des droits fondamentaux et de protection des citoyens solidaires. Enfin, elle a interpellé le Bourgmestre sur sa position, les consignes à la police locale et les garanties apportées aux familles hébergeuses, tout en appelant à réaffirmer politiquement l’identité hospitalière de la commune.
Le Bourgmestre a répondu sa solidarité et sa fierté des actions menées comme commune hospitalière, a exprimé son soutien aux personnes accueillantes. D’après lui, il ne faut pas faire d’amalgame: les visites domiciliaires ne seront là que pour expulser des personnes avec ordre de quitter le territoire, qui sont des criminels ou des terroristes. D’après lui, il ne faut pas inquiéter les gens et que les textes n’étaient pas définitifs.
Laurence a brièvement répondu qu’il existait d’autres dispositions légales alors si ces personnes étaient suspectées de terrorisme et d’actes criminels.
Elle a également réitéré une proposition de groupe de travail citoyens et groupes politiques pour proposer une Motion collective et constructive, qui ne fait pas écho à ce stade. À suivre…
Gauthier le Bussy a posé une question sur le chantier de la N29, qui prévoit d’installer une voie cyclo-piétonne. Il y a eu des abattages d’arbre non autorisés. Il a souligné l’urgence de la sécurité sur la N29 à Gembloux, où piétons, cyclistes et usagers du bus circulent dans des conditions dangereuses, pour se rendre à leur travail dans différentes entreprises du Zoning, alors même qu’un projet d’aménagement prioritaire validé existe et bénéficie d’un financement régional conséquent. Elle met en évidence l’incohérence d’un possible report du chantier, pourtant préparé de longue date avec les autorités régionales, au risque de perdre plus de 2 millions d’euros d’investissements et de retarder d’autres améliorations de mobilité. Enfin, Gauthier a interpellé le Collège sur sa capacité à maintenir le projet en l’état, en procédant à d’éventuels ajustements limités, afin de garantir rapidement des gains concrets en matière de sécurité routière pour tous les usagers, tout en rénovant le revêtement qui en a bien besoin.
Le Bourgmestre a expliqué que les gestionnaires du chantier n’avaient pas demandé de permis d’abattage de 17 arbres et que personne au niveau de la ville n’avait vu les plans définitifs et donc compris qu’il y aurait nécessité d’un tel abattage. Il y a eu une réunion et au vu de la prise de conscience de l’impact des travaux et des difficultés les représentants du SPW ont confirmé le report du chantier. À ce stade, pas de date de reprise.
Nous restons étonné du suivi de ce chantier en bonne et due forme par l’échevin en charge et de la prise en compte « tardive » des impacts complets y compris sur l’alignement des arbres.
Est-ce bien normal de ne pas voir les plans avant commencement des travaux?
Dans l’ordre du jour, il y avait notamment les points suivants :
Le Gouvernement wallon consulte les communes pour préparer le devenir des provinces. Le Bourgmestre a dit que de son point de vue il fallait maintenir au niveau supra-communal tout ce qui touche au développement territorial, notamment ce qui concerne la sécurité : sécurité civile, financement des services de secours mais aussi gestion de crise, des calamités, etc.
Gauthier est intervenu. Il a critiqué cette consultation jugée largement formelle sur la réforme des provinces en Wallonie, menée sans projet concret ni garantie de majorité politique, ce qui interroge la sincérité de la démarche et ses implications démocratiques. Il a mis en garde une uniformisation des politiques publiques, susceptibles d’éloigner la décision du citoyen et de fragiliser des dynamiques territoriales, notamment en matière de développement économique. Enfin, il a souligné l’absence de garanties sur le maintien et le financement de services essentiels (santé, centre psycho médico social qui accueille tous les élèves tout réseaux confondus, action sociale), estimant qu’en l’état, la réforme fait peser un risque de transfert de charges vers les communes, justifiant une abstention.
Isabelle Groessens a insisté pour une attention et une prise en compte spécifique des actions et services rendus autour des services provinciaux de la santé, comme le service de santé mentale et les services pour les établissements scolaires promotion santé à l’école, PSE et PMS.
Si nous avons été entendus et que la santé mentale a bien été reconnue comme essentielle, il n’y a pas eu d’ajouts de nos demandes en la matière dans le courrier qui sera envoyé par la Ville à la Province.
Le nouveau règlement de police inclut notamment les prestations citoyennes communales : ce sont des peines alternatives, des sanctions qui consistent en des services que doivent réaliser les citoyens qui ont été sanctionnés pour des comportements inciviques, comme des
Laurence s’en est réjouit. Nous avions démarré les discussions pour faire introduire ces prestations citoyennes dans le dispositif communal en 2022 et cela aboutit maintenant, c’est long comme processus mais c’est fait et c’est un vrai plus ».
La Ville de Gembloux s’associe avec la Plateforme francophone du volontariat pour valoriser le volontariat. Quatre axes seront développés: informer, échanger (tables-rondes et rapport d’étude), valoriser le volontariat (des actions pour mettre à l’honneur), recruter des nouveaux bénévoles. Le point a été présenté par Andy Rogge, le Président du CPAS.
Laurence a affirmé que le coeur battant de Gembloux réside dans le secteur associatif et d’un large réseau de volontaires et a annoncé le plein soutien du groupe Ecolo pour ce point.
Service d’écrivain public : une nouvelle convention avec le groupe Alpha a été proposée au Conseil et adopté. Des nouveaux services liés à la formation numérique.
Isabelle est intervenue. Elle s’est appuyée sur l’évaluation 2025 du service d’écrivain public à Gembloux pour pointer l’arrêt des ateliers « SOS Digit », au motif d’un doublon avec une offre externe mieux financée (via la CEDEG, avec des fonds européens), ce qui conduit à envisager une mise en veille du dispositif local. Elle s’est opposée à une logique attentiste alors que la fracture numérique demeure aiguë, en particulier pour les publics précarisés et peu scolarisés. Enfin, elle a demandé une concertation rapide entre acteurs afin de réorganiser une offre complémentaire et adaptée, plutôt que d’attendre une hypothétique régulation à l’horizon 2027.
Compte-rendu par Fabrice Adam