Conseil communal du 13 octobre 2026
Publié
le
16 octobre 2026
Rédigé par
Fabrice Adam
Publié le 16 octobre 2026 par
Fabrice Adam
Ce mardi, au Conseil communal, nous avons dit au revoir à Isabelle Groessens et souhaité la bienvenue à Theo Guisset. En effet, Isabelle ayant décidé de déménager à Louvain-la-Neuve, elle ne peut plus siéger au Conseil communal de Gembloux.

Le Bourgmestre a rendu un émouvant hommage à Isabelle. Il l’a remercié pour sa manière d’être et rappelé le contexte incroyablement difficile dans lequel elle a exercé son mandat de Présidente de CPAS. Elle a du affronter la pandémie de Covid mais aussi des difficultés avec la gestion de l’institution. « Tu as marqué le CPAS de ton empreinte » a-t-il souligné. Il l’a remercié pour la façon dont elle a assumé ses valeurs Il a loué sa générosité, son humanisme, son authenticité, sa sincérité. « Avec toi, on est devenus meilleurs » Le Bourgmestre a conclu en disant « ton départ est une perte pour le conseil et pour Gembloux. »
Isabelle a fait un discours et elle a dit qu’elle quittait avec émotion ses fonctions de conseillère communale à la suite de son déménagement, en remerciant les élus, les équipes administratives et les acteurs de terrain pour leur engagement et leur solidarité. Elle a rappelé plusieurs réalisations collectives quand elle était Présidente du CPAS, comme l’étude qui a précédé la mise en place de l’épicerie sociale, l’Espace 9 et le collectif Gembloux Hospitalière, qui illustrent l’importance d’une politique de proximité fondée sur l’écoute, la participation citoyenne et l’attention aux plus fragiles. Enfin, elle a invité les citoyens à s’intéresser à la politique et à s’engager pour le bien commun, en réaffirmant son attachement à Gembloux et son souhait de voir la commune rester une terre d’accueil, d’humanité et de solidarité.
Théo a prêté serment et déclaré son apparentement au groupe Ecolo.

👉 Avant le Conseil, une manifestation de parents de Mazy s’est tenue en face de l’hôtel de Ville, en soutien à une puéricultrice qui a perdu son emploi suite à un concours de circonstances : elle n’avait pas de diplôme requis, mais en dépit de la formation qu’elle pu suivre, elle ne disposait pas de jours d’ancienneté pour exercer sa fonction. Les parents ont donné au Collège communal une pétition de 1.500 signatures. Espérons que le Collège puisse trouver une solution, tout en respectant les règles d’ancienneté applicables à chacun.
Après cela, les conseillers Ecolo ont posé plusieurs questions orales :
- Les défibrillateurs pour sauver des vies
- La fusion des zones de police à Gembloux
- La gestion du nouveau Foyer communal « 50-30 »
- La baisse de fréquentation de l’Académie de musique
- Le risque de fermeture des petites gares : Mazy, Chapelle-Dieu
- Le parking vélo sécurisé à la gare de Gembloux

Ensuite, nous avons discuté notamment des points suivants :
- L’ouverture de voirie pour relier la rue du Moulin et le parking de l’Orneau
- Les toilettes publiques
- Les travaux sur les ponts de la SNCB
- La taxe déchet
- Le festival Esperanzah à Gembloux ?
Suite à une interpellation par une habitante de Beuzet, Mathilde Fraipont Feron a demandé si le défibrillateur situé au centre de Beuzet et qui est installé à l’intérieur d’un bâtiment, pouvait être rendu accessible à l’extérieur. Elle a demandé si les appareils étaient entretenus.
L’Échevine de la Santé a répondu que le Collège communal en a discuté récemment. Une vérification est faite par un agent communal. Elle va en parler pour savoir si placer le défibrillateur du centre de Beuzet, à l’extérieur est envisageable.
Fabrice Adam a interrogé le Collège sur la visite annoncée du ministre fédéral de l’Intérieur, prévue le 28 septembre 2026, et sur les échanges qui ont eu lieu à cette occasion. Il a notamment demandé quelles réponses avaient été apportées aux préoccupations concernant le sous-financement de la zone de police et les perspectives de fusion des zones. Fabrice a posé cette question dans le contexte de la suppression du Conseil de police, dont les compétences sont désormais exercées par le Conseil communal.Le Bourgmestre a dit qu’il n’était rien n’est sorti de cette visite, car finalement elle n’a pas eu lieu. Par contre, une rencontre avec les Bourgmestres de la province au eu lieu à Namur mais pas grand-chose n’en est sorti. Il espère le changement de financement de la zone de police, avec la révision de la « norme KUL » Une étude a été réalisée par l’ULB. Les chefs de corps sont réticents à l’idée de la fusion des zones et ne voient pas ce que cela pourrait apporter. On ne sait pas quelle cartographie serait appliquée. Un fusion avec la zone des Arches (Andenne), Samsom (Sambreville- Sombreffe) ? Ou une fusion plus grande : par exemple avec la Ville de Namur ? Le concept même de police locale et de proximité pourrait être mis à mal. Car dans les grandes villes, les enjeux tels que le narcotrafic demandent des moyens autres que les moyens habituels.
Théo a exprimé son inquiétude face à une proposition d’un certain président de parti, de supprimer 60 petites gares SNCB, dont celles de Chapelle-Dieu et de Mazy, qui enregistrent ensemble environ 200 montées quotidiennes en 2025. Il a souligné l’augmentation de la fréquentation depuis le renforcement de l’offre ferroviaire, les investissements récents et l’importance de ces gares pour rejoindre Gembloux, tout en rappelant le rôle de la ligne 144 pour le transport de fret et comme itinéraire alternatif. Il a demandé si le Collège comptait défendre le maintien de ces deux gares auprès du ministre de tutelle et s’est proposé de soutenir une motion du Conseil communal en ce sens.
Le Bourgmestre a dit qu’il ne se sentait pas habilité à répondre aux propos d’un président de parti… L’Échevin de la Mobilité a répondu que l’accord de gouvernement ne reprend pas la disparition des petites gares. Il est utilisateur lui-même de la gare de Chapelle-Dieu. Le Bourgmestre a dit qu’il réagirait si les arrêts de train étaient réellement menacés.

Théo a interpellé le Collège sur l’absence de possibilité, depuis le départ de Pro Velo en décembre 2025, de souscrire un nouvel abonnement pour le parking vélo sécurisé de 150 places à la gare de Gembloux. Il a souligné l’importance de ce type d’infrastructure pour les cyclistes-navetteurs, notamment les utilisateurs de vélos électriques, dans un contexte où les vols de vélos restent un problème et où les emplacements non sécurisés ne suffisent pas toujours. Il a demandé si la Ville envisageait une solution pour les nouveaux usagers et si la SNCB avait été interpellée afin de connaître le calendrier de reprise de la gestion et de réouverture des abonnements.
L’Échevin de la Mobilité a répondu que la SNCB a indiqué qu’un contrat avec un opérateur avait été signé et que d’ici la fin de l’année, les utilisateurs pourront reprendre un abonnement.
La gestion du nouveau Foyer communal « 50-30 » : Gauthier le Bussy a interrogé le Collège sur les modalités de gestion du 50-30 par l’Atrium 57, en demandant qu’une convention ou un contrat de gestion précise les missions, les attentes de la Ville et les engagements du gestionnaire. Il a également soulevé la question des futurs tarifs de location, qui pourraient décourager les associations et les collectifs habitués au Foyer, et demandé si ceux-ci avaient été fixés en concertation avec la Ville. Enfin, il a appelé à suivre attentivement les premiers retours et à adapter rapidement les tarifs si nécessaire, afin de favoriser l’appropriation du 50-30 par les habitants, les associations et les clubs gembloutois.

Le Bourgmestre a dit qu’il faudra changer les habitudes. Il faudra encore examiner le « contrat de mariage » entre le centre culturel et la Ville pour la gestion du Foyer, qui sera présenté en décembre au Conseil communal. Les règlements d’ordre d’intérieur ont été finalisés. La tarification est en voie de finalisation et a été établie sur base des espaces similaires ailleurs (Eghezée, Andenne)
Un autre conseiller communal a posé la question de savoir quand nous pourrons entrer dans le nouveau foyer communal. Le Bourgmestre a répondu que cela se ferait à partir de janvier 2027. L’inauguration aura lieu le week-end du 21 au 24 janvier 2027.
Laurence Dooms a relancé le Collège sur les conséquences de l’augmentation des frais d’inscription à l’Académie, imposée par la Communauté française, qui oblige désormais les familles des enfants de 6 à 12 ans à payer 94 € par an, alors que l’inscription était auparavant gratuite. Elle a souligné le risque que cette hausse, dans un contexte de budgets familiaux serrés, prive certains enfants d’un accès aux cours de musique, de danse et d’arts de la parole, malgré la qualité du travail de l’Académie et l’engagement de ses enseignants. Elle a demandé des chiffres précis sur les inscriptions à la rentrée 2026, en particulier pour les 6-12 ans, avec une comparaison aux années précédentes et des données sur les enfants qui ne se sont pas réinscrits.
Le Bourgmestre a dit qu’à Gembloux, il y a eu une belle mobilisation pour maintenir le public de l’Académie. Il y a quand même eu une diminution de 25 % pour les 5-7 ans, de 4 % pour les 7-11 ans et globalement une diminution de 11 % pour les élèves de moins de 18 ans. Globalement, on passe de 791 élèves l’année passée à 782 cette année. La hausse qui compense concerne les adultes. Le dispositif de déductibilité fiscale a fait l’objet d’une plus large information.

Laurence a interrogé le Collège sur le courrier de la Fédération wallonne de l’agriculture (FWA), qui invite les communes à s’opposer à cinq mesures du plan wallon de réduction des pesticides, notamment la protection des captages d’eau, la sortie des pesticides contenant des PFAS et la création de zones tampons autour des écoles et des hôpitaux. La cheffe de groupe Ecolo a particulièrement alerté sur la situation du captage alimentant Beuzet, Bossière, Lonzée et Les Isnes, en rappelant ses préoccupations concernant les taux de TFA, et a demandé quelle était la position de la Ville sur ces mesures ainsi que les résultats des dernières analyses de l’eau. Elle a proposé que Gembloux soutienne les cinq mesures, demande une protection prioritaire du captage, organise une concertation entre agriculteurs, distributeur d’eau et établissements scolaires, et renforce l’accompagnement des agriculteurs vers des pratiques sans pesticides de synthèse, tout en poursuivant les initiatives locales en faveur de produits durables dans les repas scolaires.
Le Bourgmestre a répondu que la Ville n’a pas sollicité la FWA. « Nous n’avons pas reçu ce courrier. » a -t-il déclaré, après quelques moments de confusion. « Nous n’avons pas pris attitude en Collège. » Il a déploré l’instrumentalisation des communes par la FWA. Concernant l’épandage des pesticides, une infraction a été commise par un agriculteur sur une zone interdite. Une sanction va être donnée. Le captage des Isnes ne serait plus en activité. « Je souscris à l’idée d’une table ronde avec les différents interlocuteurs, mais au niveau de la région », IL a déclaré par ailleurs : « je veux être dans une logique de persuasion, pas forcément dans un rapport de force, même si c’est utile parfois ». Il a ajouté que l’agent en charge de l’agriculture sensibilise ses « collègues » agriculteurs.
L’Échevin de l’Environnement a précisé qu’en matière de normes, « on est à 4.3, alors que la limite est à 4. » Il y a donc dépassement de la norme ! « La SWDE réglera cela d’ici fin 2027. » a-t-il affirmé. Le développement du réseau écologique va aider. « Cela doit se faire en bonne intelligence avec nos agriculteurs : 72 % de la surface est en zone agricole. »
L’Échevine de la Santé et de l’Agriculture a dit qu’il fallait prendre un temps précieux à informer correctement les agriculteurs. L’agent communal peut répondre aux citoyens.
Laurence a répondu en disant que la Ville est informée depuis 2 ans, et si on parle de régler le problème d’ici fin 2027, cela fera 3 ans. « C’est long et c’est la responsabilité de la SWDE » a-t-elle conclu.
L’ouverture de voirie pour relier la rue du Moulin et le parking de l’Orneau : Théo a posé une question sur la sécurisation de cette future liaison. L’Échevin de la rénovation urbaine a répondu que cela allait être une zone 30 et qu’il n’y aurait qu’un sens de circulation.
Toilettes publiques : une conseillère communale a posé une question à propos de la disponibilité des toilettes publiques, comme une proposition de résolution avait été votée à l’unanimité au Parlement wallon. Le Bourgmestre a dit que la problématique était importante. Le Ministre des pouvoirs locaux a émis une circulaire pour que les communes puissent s’emparer du sujet, notamment par le recours à des toilettes publiques automatiques et l’apposition d’autocollants sur les établissements Horeca.
Travaux de l’avenue des combattants : Infrabel a rehaussé le pont. Les 2 ponts de l’Avenue Maréchal Juin seront rénovés, ce qui va occasionner encore des embouteillages et des tracas, mais ce sera après la rénovation e l’Avenue de la Faculté. Le pont de la rue Chapelle Moureau ne sera pas rénové, d’après l’Échevin de la Mobilité.
Une conseillère communale a posé une question sur la taxe déchets, qui suscite des réactions de beaucoup de personnes. L’Échevin des Finances a répondu que la taxe a augmenté de 45 à 55 € mais il existe un mécanisme de solidarité à l’égard des personnes, qui sont aidées par le CPAS. Le montant n’avait pas été indexé depuis 2019. Par rapport au coût-vérité, à Gembloux, on est en dessous des montants que les habitants des autres communes payent. Collectivement, les gembloutois payeront moins. Les Gembloutois sont à 70 Kg par an et par habitant, ce qui est largement en-dessous de la moyenne régionale.
Une conseillère de la majorité a demandé au Bourgmestre si le festival Esperanzah, qui doit quitter Floreffe, allait s’implanter à Gembloux. Le Bourgmestre a répondu que Gembloux a des caractéristiques intéressantes : avec la gare, l’abbaye, le tissu associatif. Il s’est tourné vers la Faculté, qui a émis son intérêt de principe. Il a ensuite sollicité la direction du festival, il y a eu un accord officiel de l’ULg, du centre culturel Atrium 57 mais finalement, la direction du festival a opté pour d’autres sites. La direction a renoncé à l’hypothèse de Gembloux. Principalement pour deux raisons : 1/ la proximité avec les dates de la braderie de Gembloux ; 2/ il faut qu’il n’y ait qu’un seul interlocuteur, alors qu’ici, il y a en a deux : la Ville et la Faculté) Ce sont des considérations d’ordre logistique. « Les valeurs d’Esperanzah auraient pu s’implanter à Gembloux. » a t-il dit. Le Bourgmestre a évoqué la possibilité d’un « festival de l’Orneau » en 2028…
Rédigé par Fabrice