Conseil communal du 12 février 2025

Publié le 3 mars 2025
Rédigé par 
Fabrice Adam

Mais de quoi a-t-on parlé au Conseil communal de Gembloux de ce mercredi soir ?

  • On a évidemment longuement parlé du budget communal – on y revient !

  • Plusieurs points de ‘désignations’ ou la validation des règlements d’ordre d’intérieur dans différents organes dont la variété atteste le nombre de lieux où peuvent aussi souvent s’impliquer les citoyens. Classique, en de début de législature:

    • L’asbl Extracom qui organise nos garderies,

    • la Commission Locale de Développement Rural,

    • la Commission des Aînés,

    • le Plan Communal de Développement de la Nature

  • Le vote positif d’un soutien financier aux deux associations de commerçants pour mener des actions de promotion. Nous avons plaidé pour une vision « large » de la promotion pour que les actions menées soient le plus en adéquation avec les souhaits des commerçants !

  • La prise de connaissance du rapport annuel de la Conseillère Energie.

  • La continuation du processus de renouvellement de l’éclairage public en LED. En 2025, ce sont environ 300 luminaires de Bossière (et quelques-uns ailleurs) qui seront renouvelés

  • Le renouvellement de la toiture du presbytère de Corroy… qui le mérite bien.

  • Le toujours très intéressant rapport annuel des services, parcouru à grands traits par le Bourgmestre en séance.

  • Le vote du budget de la Zone de Police : +6%.

  • Les questions d’actualité que les conseillers ne manquent jamais de poser sur des sujets aussi divers que les PFAS, les projets immobiliers du centre-ville,…

Comme le mois passé, le groupe Ecolo a laissé un des mandats auquel il avait droit à une représentante du groupe Progrès au sein de l’asbl Extracom. C’est un geste pour plus de démocratie.

La Déclaration de Politique Communale (DPC) adoptée le mois passé, c’est le projet de la majorité communale Bailli-MR. Laurence Dooms avait porté notre parole à ce sujet. Le budget 2025 était donc le premier acte politique de la nouvelle équipe… mais il s’agit malgré tout d’un budget de transition. Les grands projets d’investissement prennent plusieurs années entre l’idée initiale, leur élaboration, l’obtention de subsides, les procédures de marché… aussi, nombre de dossiers.

Pour le groupe Ecolo, Gauthier le Bussy, notre ancien Échevin des Finances, a exprimé notre sentiment. Malgré un resserrement des frais de fonctionnement, le budget ordinaire n’est à l’équilibre qu’en allant puiser 750.000 € dans nos réserves. C’est plutôt inquiétant.

Évidemment, pas de traces de la diminution d’impôt que d’aucuns avaient vendu en campagne électorale !

Nous avons pointé les « euphémismes » de la majorité quant aux mesures des niveaux supérieurs qui pourraient affecter le budget de Gembloux : elles se font d’ores et déjà sentir. La non-indexation des points APE ou du Fonds des communes, la diminution du soutien fédéral au 2ème pilier de pensions. Cela se chiffre déjà en centaines de milliers d’euros.

« S’il manque un jour 1 million d’euros par an pour financer la nouvelle piscine communale, cela ne sera pas le fruit de la mauvaise gestion précédente mais l’impact des décisions prises ailleurs. On ne peut ignorer avec sa main gauche ce que fait sa main droite ! »

La dotation du CPAS augmente de 6% mais ça ne sera probablement pas suffisant pour couvrir l’indexation des salaires mais également l’impact de la réforme annoncée des allocations de chômage.

Pour bien comprendre : Selon les estimations, il y aurait une augmentation de 174 personnes bénéficiaires du RIS (augmentation de 65 % selon les chiffres de septembre 2024). Les RIS ne sont pas entièrement remboursés par l’Etat fédéral, en moyenne à hauteur de 70%. Cette augmentation impacterait de manière considérable le budget social du CPAS de Gembloux. Il faut espérer que des moyens complémentaires du fédéral viendront compenser ce qui est annoncé. Rendons-nous compte du changement profond de paradigme ! Sans financement complémentaire ce seront les finances locales qui viendront remplacer la solidarité mise en place au travers de la sécurité sociale. Le CPAS a-t-il anticipé ce changement?

Nous connaissons bien la résilience des équipes du CPAS et leur robustesse et capacité d’adaptation face aux différentes crises, l’agilité a ses limites et il ne faudrait pas tirer sur la corde. Réponse : le Collège sera « hyper-attentif » aux besoins du CPAS.

Nous avons également pointé le niveau d’endettement de la Ville : 60 millions… quand on a un budget annuel de 40 millions, ce n’est pas rien ! Cela doit conduire le Collège communal à être sélectif s’il veut pouvoir concrétiser les deux grands projets qu’il a considérés comme prioritaires : la nouvelle piscine et un nouveau hall des travaux.

Moins de trottoirs et des nids de poule ? Difficile de passer à côté : les crédits dédicacés à la création de trottoirs, aux aménagements de sécurité routière, à la réfection des routes diminuent ! La Ville passe d’importants marchés pluri-annuels. Les crédits sont en baisse… pour plusieurs années même si des projets initiés par l’équipe précédente dont nous faisions partie vont se matérialiser en 2025 et 2026 : la rue de l’Aumône à Sauvenière, la rue aux cafés à Grand-Leez, la rue du Monty et la rue de Bertinchamps à Corroy, la rue de Mazy à l’entrée de Gembloux mais aussi l’Avenue de la Faculté.

Sur le vote du budget, le groupe Ecolo s’abstiendra.

Chancres immobiliers au centre-ville : Dans le cadre des questions orales, Gauthier le Bussy, après avoir évoqué le mois passé la disparition du mécanisme de primes pour les nouveaux commerçants, a interrogé le Collège sur l’évolution des dossiers de transformation des bâtiments acquis par la Ville pour l’opération de Rénovation urbaine… mais aussi les projets ‘privés’ dont il est difficile de comprendre le non-avancement à l’instar des sites du DI, du Poids d’Or ou du Blokker.

Réponse : Ça avance lentement…mais sûrement et la Ville dispose de peu de leviers pour les opérateurs privés…

Les PFAS et les TFA : Sur un sujet qui lui tient à cœur, Laurence Dooms interroge la nouvelle Echevine de la Santé sur la qualité de notre eau courante de distribution et la présence de PFAS et de TFA, singulièrement pour le captage du côté de Bossière. Apparemment, les démarches vers la SWDE et le Ministre Coppieters sont restées infructueuses n’ont pas eu de réponse officielle.

Réponse : L’Échevine assure suivre le dossier. Les réponses non-officielles sont plutôt rassurantes… mais cela ne nous rassure pas tout à fait. Nous y reviendrons !

Avec aussi  Isabelle Groessens  et Mathilde Fraipont Feron

Compte-rendu rédigé par Gauthier le Bussy