Conseil communal du 3 février 2026
Publié
le
11 février 2026
Rédigé par
Fabrice Adam
Rédigé par Fabrice Adam
Mardi passé, au Conseil communal de Gembloux, nous avons notamment abordé les points suivants :
- Lutter contre les déchets sauvages
- Une petite phrase ambivalente pour les nouveaux Belges
- Le Budget 2026 du CPAS
Quelques questions orales ont été posées par nos conseillers Ecolo :
- le passage de la TVA à 12 % pour les écoles et les livraisons de repas dans les éco
- l’aide aux résidents du Vert Galant
- l’évaluation des lignes TEC à Gembloux
- les choix du Collège dans les dossiers PCDR
Dans le détail :
Le rôle de l’agent constatateur est de repérer les dépôts sauvage, d’identifier les citoyens indélicats et de leur transmettre une amende administrative. L’agent constatateur a été confirmé dans ses fonctions.

Dans le règlement communal pour la redevance pour l’octroi de la nationalité belge, nous avons repéré une petite phrase : « Considérant que le traitement de demandes de (…) la nationalité implique un important travail administratif ; que ce travail administratif engendre une charge considérable (…) » Cette phrase ne se retrouve dans aucun autre règlement, qu’il s’agisse des mariages, des cartes d’identité ou autres.
Gauthier le Bussy est intervenu pour dénoncer cette phrase ambivalente qui pourrait faire croire que certaines démarches des citoyens, pour obtenir la nationalité, vers l’administration communale sont plus coûteuses que d’autres. Le Bourgmestre a proposé le retrait de la phrase. Tous les groupes politiques ont dès lors voté en faveur de ce règlement.
Le Budget du CPAS : recrutement de 2 assistants sociaux pour faire face à la réforme des allocations de chômage, légère baisse des dépenses de fonctionnement ; + 1,5 milllion € est prévu pour les personnes exclues du chômage ; +12 % des aides sociales sur fonds propres ; maintien d’une enveloppe culture, malgré l’arrêt de la subvention fédérale. Le remboursement de la première tranche de 5 millions € va commencer à être payé en 2026. Pour les recettes, la fin des subsides wallons pour l’espace communautaire, la santé mentale, suite aux décisions du gouvernement. La dotation communale a augmenté de 11,5 % par rapport à 2025, plus élevée que les cinq dernières années, pour faire face aux défis imposés par les autres niveaux de pouvoir.

Isabelle Groessens a pris la parole. Elle a dénoncé l’impact concret et cumulatif des réformes fédérales et régionales sur les CPAS, qui se voient imposer des charges croissantes sans moyens supplémentaires, en contradiction avec les engagements affichés de lutte contre la pauvreté et de renforcement de la solidarité. Isabelle a souligné que ces choix politiques fragilisent directement les publics précaires, la cohésion sociale, la santé mentale et l’insertion socio-professionnelle, tout en mettant les équipes de terrain sous une pression insoutenable. Malgré la reconnaissance du travail local et de l’engagement des travailleurs et de la présidence du CPAS, le budget est jugé insuffisant et incohérent au regard des enjeux actuels. Elle a expliqué que le vote contre est un signal politique appelant à plus d’anticipation, de cohérence et de moyens pour protéger les personnes, les équipes et le projet social du CPAS.
Les questions des conseillers communaux Ecolo
Fabrice Adam a mis en évidence les incohérences de la hausse de la TVA décidée par le Gouvernement fédéral à 12 % sur les repas scolaires et les repas livrés par le CPAS aux personnes âgées et porteuses de handicap. Il a souligné l’impact direct de cette réforme sur le coût des repas scolaires et des repas livrés par les CPAS, ainsi que sur d’autres services collectifs comme les crèches. Il a interrogé le Collège sur l’ampleur de ces surcoûts, leur répercussion sur les familles et les personnes âgées, et l’existence de mesures compensatoires.
L’Échevin de l’Enseignement a précisé que les prix demandé aux familles pour les repas scolaires seraient inchangés. Si besoin, le Collège communal devra augmenter les prix. Pour les repas du CPAS, la grille tarifaire fixe des prix selon les revenus des bénéficiaires. Cela ne changera pas.

Depuis la mi-janvier, les 66 résidents âgés du Vert Galant ont perdu l’accès aux repas, aux activités et à une permanence 24h/24 suite à la faillite de l’ASBL gestionnaire, les laissant en grande partie livrés à eux-mêmes. Cette situation interroge le rôle du CPAS, qui s’est rendu sur place sans pouvoir se substituer à la structure défaillante, alors même que le maintien à domicile est un enjeu central du bien-vieillir en Wallonie. Fabrice a posé la question des aides concrètes pour les résidents les plus vulnérables et des possibilités d’intégrer cette résidence non agréée dans le cadre des maisons de repos reconnues par l’AVIQ.
Le Président du CPAS a répondu que 13 bénéficiaires avaient demandé la livraison des repas. Une visite de la résidence a été réalisée par le CPAS. Des résidents ont été orientés vers des services du CPAS.
Gauthier a évoqué l’évaluation récente de la réforme du réseau TEC, qui montre des résultats globaux très positifs, avec une offre de bus fortement renforcée, une hausse significative de la fréquentation et un succès particulier des lignes express vers les pôles d’emploi et d’enseignement. Ces résultats masquent toutefois des disparités locales importantes, certaines lignes fonctionnant très bien tandis que d’autres peinent à trouver leur public, notamment à Grand-Leez, au niveau du TEC à la demande ou de la desserte de Créalys. L’analyse reste principalement quantitative et gagnerait à être approfondie pour comprendre les profils des nouveaux usagers et de ceux qui ont abandonné le transport public, en particulier dans les villages moins bien desservis. La question centrale demeure l’usage concret qui sera fait de cette évaluation par le TEC et par la Ville, dans un contexte budgétaire tendu, afin d’ajuster le réseau sans précipitation et d’améliorer les lignes problématiques.
L’Echevin de la mobilité a acté l’évaluation et verra comment la Ville réagira par la suite.
Gauthier a interrogé le Collège sur la politique de développement rural, qui constitue un levier central de l’action communale. De nombreux aménagements sont réussis, mais certains projets de longue date restent inachevés et plusieurs autres sont encore en attente. Le Collège a choisi de poursuivre certains projets, tandis que des initiatives plus ambitieuses comme la Maison de l’Environnement et la Maison multi-services à Bossière semblent mises en suspens, suscitant de vives inquiétudes. Ces choix risquent d’affaiblir des dynamiques locales essentielles et appellent des clarifications sur les priorités retenues et l’avenir des projets jugés moins prioritaires.
Compte-rendu rédigé par Fabrice Adam
