Le mardi 9 juin, le conseil communal de Gembloux a débuté par une interpellation citoyenne sur les visites domiciliaires. Plus de 100 personnes ont manifesté devant les portes de l’hôtel de Ville, du Conseil communal. La majorité d’entre elles ont rejoint la salle du Conseil pour assister à l’interpellation.
Anne-Catherine Calonne, la représentante du Collectif Gembloux hospitalière, a exprimé l’opposition de citoyens au projet de loi fédéral sur les visites domiciliaires. Cette loi, à l’initiative de la ministre NVA de l’asile et de la migration, permettrait des interventions policières dans les domiciles privés pour interpeller des personnes migrantes sans-papiers. Ce texte menace les droits fondamentaux, risque de décourager les initiatives de solidarité locales et entre en contradiction avec l’engagement de Gembloux comme Commune Hospitalière.

Les signataires demandent au Collège communal de mettre en place un groupe de travail réunissant citoyens, associations, administration et responsables politiques afin d’anticiper les conséquences de cette éventuelle loi et de réaffirmer les valeurs de solidarité de la commune. Le Bourgmestre a pris l’engagement que la motion « Gembloux Hospitalière » serait respectée. Il a cité une phrase du chef de corps de la zone de police qui a reconnu les migrants comme des victimes des guerres et des situations difficiles dans leur pays.
Mais à propos du projet de loi, le Bourgmestre a parlé de « désinformation », … comme si les avis du Conseil d’État, qui a jugé cette loi « problématique sur le plan des droits fondamentaux », des associations comme l’Association Syndicale des Magistrats, la Ligue des Familles, la Ligue des Droits humains et 200 autres associations se trompaient.
Une motion sera travaillée conjointement avec le Collectif Gembloux Hospitalière et les groupes politiques. A suivre…

Mathilde a interpellé le Collège sur les conséquences du décret-programme adopté le 4 juin par la majorité MR-Les Engagés en Fédération Wallonie-Bruxelles pour les écoles de Gembloux. Elle a pointé les pertes d’emplois dans l’enseignement secondaire et a demandé quel serait l’impact de la réduction des moyens liés à la gratuité scolaire et si la Ville envisageait de soutenir les écoles communales face à ces diminutions de financement. Elle a interrogé le Collège sur les contacts pris avec les directions des établissements afin d’évaluer concrètement les effets de ces mesures sur le terrain. À travers ces questions, nous avons souhaité réaffirmer notre soutien aux enseignantes et enseignants, aux directions, aux élèves et à leurs familles.

Si le Bourgmestre a reconnu les inquiétudes exprimées par le monde scolaire, les réponses apportées n’ont pas permis d’apporter de garanties ou de solutions concrètes face aux questions soulevées. L’échevin de l’enseignement communal a affirmé que le décret n’apportait que du mieux pour l’enseignement maternel et primaire et qu’il y aura peu d’impact pour les écoles communales. Pour Ecolo, l’école ne peut pas devenir une variable d’ajustement budgétaire : nous continuerons à porter ces questions au Conseil communal afin de défendre des moyens à la hauteur des besoins des élèves, des enseignants et des familles.

Sur le plan de cohésion sociale, Mathilde a déclaré : « Nous saluons les nombreux projets de cohésion sociale proposés à Gembloux, qui montrent le dynamisme de nos associations. Nous pensons aussi que le sport peut jouer un rôle important pour la santé, l’inclusion et le lien social, notamment grâce au programme « Sport sur Ordonnance », qui permet aux médecins de prescrire une activité physique adaptée. Nous proposons que la Ville étudie la possibilité de rejoindre ce dispositif et présente au Conseil les options concrètes pour le mettre en place à Gembloux. »

Académie de musique : Laurence a salué la qualité de l’enseignement dispensé par l’Académie de Gembloux tout en exprimant ses inquiétudes face à l’augmentation des frais d’inscription prévue à partir de la rentrée 2026. Cette hausse pourrait rendre l’accès à l’Académie plus difficile pour certaines familles et avoir un impact sur le nombre d’inscriptions, comme le laisse entendre un sondage réalisé auprès des parents. Elle a pointé les conséquences possibles de cette réforme, tant pour l’accessibilité de l’enseignement artistique que pour l’emploi des enseignants et le maintien des cours organisés dans les villages. Le Bourgmestre a répondu que « le coût de l’académie restera en deçà de celui d’opérateurs privés » Derrière ces augmentations, et sans aucune mesure proactive de la ville pour soulager la facture de rentrée, ce sont des enfants qui risquent d’abandonner la musique, le chant, la danse ou le théâtre. Pour Ecolo Gembloux, l’accès à la culture doit rester un droit, une mission publique, pas un privilège réservé à celles et ceux qui en ont les moyens. Nous continuerons à défendre une Académie accessible à toutes et tous.

Concernant les inondations, Fabrice a souligné que les orages de la nuit du 30 au 31 mai ont ravivé les inquiétudes des habitants d’ Ernage, mais que les aménagements réalisés par la Ville semblent avoir permis de mieux protéger les habitations. Plusieurs pistes d’amélioration ont néanmoins été évoquées, notamment l’achèvement des zones d’immersion temporaire, le renforcement des dispositifs naturels comme les haies et fascines, ainsi qu’une meilleure information de la population. À Mazy, l’attention a été portée sur la réfection des berges dans un secteur particulièrement touché lors des inondations de 2021 et de nouveau affecté par les orages récents, qui ont fragilisé les abords du cours d’eau près du golf. La nécessité d’achever rapidement les travaux et de comprendre les causes de ces débordements a été mise en avant. Il a également rappelé que le changement climatique risque d’accroître la fréquence et l’intensité des épisodes météorologiques extrêmes, ce qui impose de poursuivre les efforts d’adaptation du territoire. En conclusion, Fabrice a demandé à la Ville de poursuivre et renforcer les aménagements de prévention afin de mieux protéger les habitants face aux risques d’inondation. Le Bourgmestre a confirmé l’engagement de la Ville dans les divers aménagements anti-inondations.

Compte 2025 : un boni de 1,4 millions €, pour financer les dépenses extraordinaires (investissements) de la Ville. Les réserves totales sont de 16,3 millions €. Le coût de la dette est maitrisé (218 €/habitant, plus bas que la Région 256 €/habitant) Gauthier a dénoncé une gestion financière jugée excessivement prudente, estimant que les importantes hausses d’impôts décidées en début de législature ont permis de dégager un boni largement supérieur aux besoins, au détriment du soutien à certaines politiques locales et du pouvoir d’achat des ménages. Lors de l’examen des modifications budgétaires, Ecolo a également relevé la perte d’environ 400.000 euros de subsides attendus pour plusieurs projets communaux, tout en approuvant les adaptations techniques proposées. Enfin, le groupe a appelé à la prudence concernant le transfert de 2 millions d’euros vers les réserves extraordinaires, estimant qu’une part importante des réserves devrait rester disponible pour faire face aux risques futurs, notamment liés au CPAS, à la piscine communale ou à l’augmentation de la charge de la dette.


Gauthier a dit qu’après la fermeture du Point Vélo de la gare, la disparition de la bourse aux vélos et l’arrêt des subsides régionaux dédiés aux aménagements cyclables, plusieurs acteurs s’inquiètent d’un recul de la politique vélo à Gembloux. La réduction du financement régional accordé à Pro Vélo va également fragiliser le Brevet Vélo, une formation à la sécurité routière actuellement proposée à presque toutes les écoles de l’entité, tous réseaux confondus. Le groupe Ecolo a demandé au Collège communal s’il comptait compenser ce désengagement régional afin de garantir la poursuite de ce projet pédagogique et son accès à l’ensemble des écoles gembloutoises. L’échevin de la mobilité a annoncé qu’une partie des Brevets avait été financé en totalité par la Ville.

Fabrice a dénoncé la suppression annoncée des Conseils de police à partir du 1er juillet, estimant que cette réforme réduit les possibilités de contrôle démocratique et d’information des conseillers communaux sur les activités de la police locale. Cette disparition concentrera davantage les échanges et les décisions au niveau des seuls bourgmestres, limitant l’accès des élus de la majorité comme de l’opposition aux questions relatives au budget, aux missions et au fonctionnement de la zone de police. Fabrice a demandé au Collège quelles mesures seraient mises en place pour préserver la transparence démocratique, notamment via des points spécifiques au Conseil communal et une présentation annuelle du bilan de la zone par le chef de corps. Le Bourgmestre a aussi regretté cette décision et a dit vouloir étudier comment le Conseil communal serait informé des décisions concernant la zone de police.